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Vous êtes ici : Accueil Les Nimois La boîte à outils chinoise

La boîte à outils chinoise

Le fils de l’ancien patron de Catavana (années 80) s’est expatrié à Shangaï (Chine). Marié à une nîmoise Caroline Crozel, Stéphan Sauli est un entrepreneur heureux.

Quel est votre activité ?

Je suis entrepreneur sur Shangaï et j’ai plusieurs sociétés. Une en export ou nous vendons toutes catégories de produits via les sites Internet, Tv achats, grande distribution. Nous avons une gamme très large qui répond aux besoins des clients. J'ai notamment plusieurs sociétés nîmoises comme clients nous exportons dans plus de 40 pays. Nous avons aussi une usine spécialisée en outillage avec une gamme complète au lithium et une dernière activité dans l'import de vins et les produits frais. La cible ce sont les chinois et les expatriés en ne sélectionnant que des produits de qualité. Nous avons comme ambition de leur apprendre autre chose que l'appellation de Bordeaux. Nous sommes à ce jour plus de 300 collaborateurs sur l'ensemble des sociétés.

« Le temps ne s’arrête jamais »

Pourquoi avoir choisi de vivre à Shangaï ?

J'ai choisi Shanghai car tout se passe en Chine dans mon activité et après 10 ans on est toujours aussi ravi d'y être. Notre vie est ici et nous ne le regrettons pas. Nous avons la chance de pouvoir partir quand on en ressent le besoin de se ressourcer ailleurs. La vie ici est très intense, le temps ne s'arrête jamais.

Comment trouvez-vous la ville ?

Shanghai est une ville de plus de 20 millions d'habitants, un mixte entre New York et Hong Kong en perpétuelle construction et mouvement. C’est une vraie vitrine de la Chine sur le reste du monde. Vraiment une ville à visiter, on en prend plein les yeux entre le mix du moderne et de l'ancien.

La communauté française est importante ? Comment est-elle perçue ?

Les français sont nombreux ici, plus de 15000 entre expatriés de multinationales et de plus en plus d'étudiants pour apprendre le chinois. Les français sont bien vus et on est apprécies pour notre culture, notre style de vie.

Peut-on comparer Nîmes et Shangaï ?

Entre Shanghai et Nîmes, aucune similitude tellement que c'est différent. Quand je passe par Nîmes j'ai l'impression que le monde s'est arrêté, les gens sont paisibles, ils profitent des terrasses de café, ici c'est le vroum vroum permanent. On revient après 6 mois et la ville change on voit apparaître de nouveaux gratte-ciel.

Vous revenez de temps à autre sur Nîmes ?

Je rentre 2 fois par an sur Nîmes mais chaque fois de court passage pour voir la famille, les amis et suivre Nîmes olympique (NDLR : son père était sponsor de Nîmes en ligue 1). Les ferias me manquent beaucoup, du coup en septembre j'organise une soirée avec thématique la feria, on y trouvera tous les ingrédients nécessaires sauf les toros et corridas.

Comment vont vos parents ?

Mes parents sont à la retraite, c'est un peu grâce à eux que je suis en Chine. Ils m'y ont amenés la 1ere fois à l'âge de 15 ans et m'ont appris la culture du produit.

« Pour travailler ici il faut vraiment en vouloir »

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut aller vivre à Shangaï ?

Le conseil que je donnerai à un touriste français est avant tout de visiter toute la Chine et pas seulement Shanghai sinon ils n'auront rien vu de la Chine. Pour une personne qui veut travailler ici, c'est une super expérience et une ligne sur un CV formidable mais attention il faut vraiment travailler et être efficace, il n'y a pas de côté facile ici et on est tous à la culture du résultat. Pour un futur entrepreneur, ça devient de plus en plus difficile, la concurrence est énorme. Attention la vie est très chère ici pour un expatrié, les écoles sont payantes et si on veut manger comme à la maison c'est très cher.  La grosse différence il y a 10 ans on ressentait un besoin de faire venir les étrangers, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Les chinois apprennent très vite et ont acquis toute notre expertise.

Une anecdote de vie ?

Une anecdote, quand un chinois vous dit "Mei wenti" pas de souci c'est la ou les problèmes démarrent. Ils entendent ce que l'on dit mais le résultat n'est pas forcément celui que l'on espère souvent très différent.

 

Propos recueillis par Jérôme Puech

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Une à Nîmes 2016 Présentateur : Jérôme Puech.

 

 

 

 

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