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Nîmes, une vision… depuis le haut de la tour Magne…

Pour sentir Nîmes et apprendre à la voir, on peut y flâner le nez en l’air à la découverte des traces de sa personnalité et de son atmosphère ou encore la regarder d’en haut, tel un oiseau qui survolerait son espace pour mieux se l’approprier. Du sommet de la tour Magne, Nîmes est une mer de toitures colorées qui raconte toute une histoire…
Nîmes, une vision… depuis le haut de la tour Magne…

Du sommet de la tour Magne, Nîmes est une mer de toitures colorées qui raconte toute une histoire…

Au pied de la grande tour, symbole et signal de la ville depuis presque 2500 ans, murmure la source limpide et claire qui peut devenir menaçante et sombre par les jours d’orages des terribles épisodes cévenols. Sur la gauche, la vieille ville se serre en d’étroites ruelles. On y distingue nettement deux formes circulaires. L’une, minérale, correspond à l’ellipse des Arènes, amphithéâtre romain où se sont succédé depuis 2000 ans des combats violents et sanglants, gladiateurs, Vandales, taureaux enfin. L’autre, végétale, marque la trace des vieux remparts du Moyen Age devenus boulevards où on déambule les soirs de Féria. Au cœur de ce cercle, appelé Ecusson, les rues, étroites et sombres, fraîches l’été, sont animées de commerces avec ici ou là des accents italiens très marqués, une tour, de superbes portes, des escaliers somptueux. Il n’y manque plus que les parfums des épices que les marchands italiens ramenaient d’Orient par Aigues Mortes au Moyen Age. Le regard, depuis le haut de la tour, s’attarde sur le beau jardin classique que l’ingénieur du roi Jacques Philippe Mareschal construisit peu avant la Révolution et où les savants de l’Europe entière sont venus admirer les trésors archéologiques qui sortaient des entrailles du sanctuaire romain. Devant la magnifique grille du jardin s’étire le boulevard Jean Jaurès avec de part et d’autre les quartiers populaires qui bruissaient au XIXe siècle des métiers à tisser à l’époque où Nîmes était une des plus grandes villes industrielle du pays. Au bout de cette grande avenue, la vue bute sur la voie du chemin de fer et son viaduc qui coupent la ville telle une barrière délimitant les quartiers en deca et au-delà des ponts. Au  loin, vers le Sud, se dressent les tours de la ZUP, fierté de la ville dans les années 60, symboles alors de modernité et qui ont aujourd’hui tant de mal à se sentir pleinement nîmoises. La belle plaine de la Vistrenque, riche et fertile, parsemée de grands mas encore apparents ici où là, se couvre de plus en plus de lotissements un peu monotones. Du haut de la tour, vers le Nord, la garrigue, bruissante de cigales dans les chaudes journées d’été, cache encore quelques jolis mazets pleins de charme au milieu des  villas modernes !

Ville du passé, un peu engourdie dans sa trop belle histoire, la cité peine un peu à s’arrimer à la modernité, contrairement à sa sœur rivale montpelliéraine. Nîmes a pourtant des atouts incroyables tels la Maison Carrée, perle de beauté, la proximité de la mer et de la montagne, le TGV qui la relie aux portes du cœur économique de l’Europe. Il faut pour les jeunes qui ont besoin d’avenir, d’emplois, de culture, de mouvement que Nîmes bouge, se modernise, soit plus dynamique et ambitieuse. Elle le peut sans aucun doute…

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Une à Nîmes 2016 Présentateur : Jérôme Puech.

 

 

 

 

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UNE À NÎMES Le e-magazine des gens qui aiment leur ville