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Prostestant et plûtot de gauche

Tels sont les caractéristiques émergeantes des "Maires de Nîmes depuis la révolution", un livre édité aux éditions Lacour. Les étudiants en histoire de l’université de Nîmes, sous la direction de David Mataix, nous font découvrir des sujets transversaux à la vie municipale tumultueuse.
Prostestant et plûtot de gauche

La Maison commune aujourd'hui occupée jadis par les Maires

Quand le Maire de Nîmes a inauguré le 7 avril la nouvelle Esplanade Charles de Gaulle savait-il que cette place publique accueillait la guillotine sanguinaire ? Jean-Paul Fournier se doutait-il qu’être Maire peut coûter la vie comme ce fût le cas du premier maire Jean-Antoine Teissier, guillotiné le 20 mai 1794 à Paris ? En tout état de cause, l’Esplanade a traversé les époques et les aménagements.

 

Que des hommes et souvent des protestants

 

Premier enseignement : la phallocratie. Nîmes n’a jamais élu de femme maire. Malgré des prénoms tels que Marie ou Irénée, le lecteur découvrira que seuls des hommes ont dirigé l’hôtel de ville. Si demain les électeurs venaient à élire une femme, elle serait la première de son histoire. Deuxième éclairage : le conflit religieux entre protestants et catholiques a pesé sur le sort des municipalités. Beaucoup de maires protestants ont occupé cette fonction à commencer par le premier Jean-Scipion Lagarde en 1791 et par l’actuel. Certains Nîmois pensent que seuls les protestants peuvent accéder à cette fonction !

 

Les arbres et la culture taurine

 

Deux autres sujets ont traversé les époques : l’arrachage et la plantation d’arbres et le lien avec la culture taurine. Si Jean-Paul Fournier (2001-2012) et Jean Bousquet (1983-1995) ont eu à affronter une vox populi contre l’abattage, d’autres maires ont également vécu des épisodes similaires. La culture taurine a été ballotée entre autorisation et interdiction. Alors que l’Etat interdit la corrida le Maire Emile Reinaud en organise une le 14 octobre 1892 avec le soutien de Frédéric Mistral.

 

Les anecdotes croustillantes

 

Au titre des décisions municipales étonnantes, le livre évoque Antoine Allut interdisant de se balader nu pour se baigner dans les jardins de la Fontaine en 1798. Louis Perrier donna son nom à la célèbre source de Vergèze. Marius Valette transforma la fête du 14 juillet 1909 en hommage au socialisme en faisant flotter le drapeau rouge au balcon de la mairie et en faisant jouer l’Internationale aux Arènes. Auguste Fabre taxa les maisons de tolérance en 1869. Enfin que dire de l’autorisation d’Alexandre Bouchet en 1892 de faire des promenades à dos de petits éléphants ?

 

Les maires les plus remarquables ont sans doute été ceux qui ont connu les deux conflits tragiques: Elie Castan (1914-18) et Etienne Velay (1940-45). Ceux d’après guerre ont jeté les bases de Nîmes d'aujourd’hui avec E. Tailhades (PS), E. Jourdan (PC) et J. Bousquet (DVD). Seuls deux maires (Fournier et Bousquet) ont été à droite depuis la seconde guerre mondiale.

 

Jérôme Puech

En savoir plus sur les Maires de Nîmes avec Nemausensis.

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Une à Nîmes 2016 Présentateur : Jérôme Puech.

 

 

 

 

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