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« Dur de reprendre le métro ce matin ! »

Deux Nîmoises Audrey Guerreau et Audrey Neves témoignent de la journée du 22 mars vécue à Bruxelles. La peur, la solidarité, l’horreur, l’angoisse…Elles ont visité les pires émotions dans une ville martyrisée par les attentats, 5 mois après Paris. Plus de 34 morts et des centaines de blessés.
« Dur de reprendre le métro ce matin ! »

Bruxelles est plongée dans le calme et la sécurité

Originaire de Nîmes, Audrey Guerreau, 40 ans, vit à Bruxelles avec son mari Nicolas (43 ans) et ses trois enfants Maeva (18 ans), Marius (13 ans) et Salomé (9 ans). Elle travaille dans la parfumerie et poursuit des études d’orthophoniste. Avec Audrey Neves (24 ans), étudiante en 3ème année d’infirmière à Bruxelles, elles ont vécu le cauchemar des attentats de Bruxelles ce mardi 22 mars. « Trois quart d’heure avant l’explosion de la bombe à la station de métro Maelbeek, mon mari descendait de la rame pour se rendre dans le quartier européen où se trouve le lieu de son travail au sein du conseil de l’Union Européenne » explique l’émotion dans la voix Audrey. Ce fut dur pour elle ce matin de reprendre le métro dans ces conditions, au lendemain des attentats qui ont fait 34 morts et des centaines de blessés dans la capitale Belge. « Mes parents ont eu très peur car ils savent que j’utilise les transports en commun » écrit par messagerie Facebook Audrey, l’étudiante en soins infirmiers. Ses parents résident à Bouillargues. Il était difficile hier matin d’avoir des nouvelles à cause des réseaux téléphoniques et Internet coupés.

 

Entre angoisses et attentes

 

L’angoisse a saisi les deux nîmoises. L’angoisse dans l’attente des nouvelles de ses enfants et de son mari pour Audrey, désemparée pendant de longues minutes. « Je n’avais qu’une hâte c’était de récupérer mes enfants » indique Audrey. Pour la jeune étudiante, autre angoisse: comment rentrer chez soi ? « Un professeur m’a raccompagné, dès lors mes parents étaient rassurés de me savoir chez moi ». Audrey Neves a pu rapidement rassurer son copain qui s’est fait le relais de la nouvelle auprès de son entourage immédiat. « On critique souvent Facebook mais j’ai pu actionner l’option "je suis en sécurité" et ainsi rassurer mes proches à Nîmes, Paris et même ma cousine en Australie » poursuit Audrey Guerreau qui a eu des nouvelles de sa fille Salomé toutes les heures sur Facebook par son professeur. Elle a attendu longtemps des nouvelles de son mari et de ses 2 autres enfants, encore sous le choc émotionnel de la veille. Son fils, Marius, a imaginé son père sous l'effondrement d'un immeuble.

 

Bruxelles, capitale européenne de la terreur

 

Elle n’a pas pris le métro ce jour là alors qu’elle l’utilise régulièrement. Quelle bonne idée ! Elle reconnaît avoir eu beaucoup de chance. La Nîmoise confie qu’elle s’attendait à ce que Bruxelles soit, elle aussi, touchée après la révélation de foyer de terroristes à quelques pas de chez elle et après les attentats de Paris. Elle habite la commune de Uccle. Bruxelles compte 19 communes. Alors qu’Audrey Neves rentre demain à Nîmes, l’autre Audrey n’est pas pressée de rentrer chez elle. « Les Belges sont très gentils, généreux, serviables, solidaires…ils sont dans l’entraide, la disponibilité pour les autres » commente la maman. Elle décrit une ville cosmopolite avec plus de 49 nationalités différentes. « Ma sœur Johanna vient tous les mois nous voir ici » indique-t-elle comme pour adoucir la distance entre Nîmes et Bruxelles, faisable grâce à un vol depuis Nîmes-Garons. Elle n’envisage pas de revenir à Nîmes en 2016, déjà préoccupée par la vie quotidienne, les études de ses enfants, les siennes dans une ville pourtant devenue la capitale des terroristes européens.

 

Jérôme Puech

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Une à Nîmes 2016 Présentateur : Jérôme Puech.

 

 

 

 

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