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Blancanieves ou les miracles du cinéma

Un film événement à voir actuellement au cinéma le Sémaphore. La plume de Daniel Saint Lary vous invite à le découvrir avec ses mots... un film qui "titille la fibre aficionada".

Un film qui revisite en 2013 Blanche-neige et les 7 nains, déjà c’est surprenant. Mais que ce film, en noir et blanc, muet, resitue l’histoire dans le monde de la tauromachie des années 20 en Espagne, là ça nous titille la fibre aficionada. Mais pas seulement. C’est une oeuvre magnifique ( nominée aux Oscars,  8 nominations au Goya en Espagne, l’équivalent de nos Césars)tant sur la forme que sur le fond : le cinéaste espagnol Pablo Berger sait manier la caméra et les outils du muet ; format carré, plans larges, gros plans sur les visages, contraste exacerbé et très esthétique de l’ombre et de la lumière, le noir et blanc pour souligner l’expressionnisme du propos, image charbonneuse comme les yeux surlignés des acteurs et surtout des actrices, tout y est superbe.

Sans oublier bien sûr comme dans tout film muet, la bande son (pasos dobles, coplas flamencas), ici particulièrement appuyée et belle. Les frères Grimm n’ont pas à rougir, ils ont dû même sacrément se régaler, là-bas au pays des conteurs, en voyant leur Blanche-Neige ainsi revisitée : fille du grand torero, Antonio Vilalta,  gravement blessé par un toro qui le laisse tétraplégique, la petite Carmen a perdu sa mère à sa naissance ; elle est martyrisée par sa belle-mère perverse, ( un régal, la scène SM où la marâtre chevauche son chauffeur vue par le trou d’une serrure par la fifille) méchante (elle est aussi l’infirmière calculatrice de son père impotent), mais elle apprend, grâce aux enseignements de son père et en douce, à toréer de salon… Jusqu’au jour où adolescente elle est recueillie par une troupe de 7 nains toreros (ils font des charlotades, des parodies de corrida)…qui la rebaptisent Blanche-Neige… Les cinéphiles y verront de nombreux clins d’œil au cinéma de l’âge d’or, comme ces dernières images où l’action se déroule dans un champ de foire qui évoque « Freaks », la Parade Monstrueuse (1932) de Tod Browning.

A voir de toute urgence

Par Daniel Saint-Lary

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Une à Nîmes 2016 Présentateur : Jérôme Puech.

 

 

 

 

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